lundi 5 novembre 2007

Le contexte nigerien dans l'étude de la végétation naturelle


Le Niger dans sa majeure partie reçoit une pluviométrie assez faible pour l'agriculture, l'élevage est la forme d'exploitation des terres la mieux adaptée, seul le bétail peut convertir la végétation naturelle de cette zone inapte à la consommation humaine en lait, viande,travail.
Cet élevage nigerien est basé sur les pâturages naturels, le pâturage est ce que la nature donne, presque sans aucune intervention humaine. Il est de type extensif, donc fortement dépendant de la végétation naturelle, ce qui nécessite de grandes surfaces pour entretenir les troupeaux.Jusqu'aux années 1960,l'affouragement au pâturage naturel des animaux domestiques se faisait sans problème apparent en raison de la modicité des besoins des animaux par rapport aux ressources fourragères spontanées. L'excédent qui en résultait grâce aussi, à des pluviosités régulièrement favorables et à un contexte technologique traditionnel adapté permet d'ajourner les éventuelles interrogations voire toutes ces inquitudes qui touchent aujourdhui le pâturage naturel. L'espace pâturable concédé traditionnellement aux éleveurs se rétrécit d'année en année suite à l'extension des cultures induites par la pression démographique. L'irrégularité des pluies et la pluviométrie moyenne annuelle faible engendrent considérablement une variation de la biomasse annuelle dans le temps et l'espace.